La Cercosporiose « Cercospora beticola » est une maladie du feuillage en fort développement en France et notamment en Alsace et au Sud de Paris. Cette maladie est susceptible d’engendrer des pertes de rendement et de richesse en sucre importantes.
Des petites taches rondes grises cernées d’un liseré rouge/brun apparaissent sur les feuilles. On constate également l’apparition de ponctuations noires au centre des taches.
Ces symptômes provoquent une nécrose des feuilles et la destruction du bouquet foliaire.
Lors des périodes chaudes (25-30°C) et humides (>80%), les spores germent sur les feuilles. Ces dernières pénètrent par les stomates et les premières taches apparaissent rapidement. La maladie se propage ensuite à cause des pluies, irrigation et éclaboussures sur les autres plantes.
Les nuisibilités sont multiples : on constate une perte importante de surface foliaire ainsi qu’une perte de rendement entre 15 et 25% et une baisse de la teneur en sucre de 1 à 2 points.
L’oïdium « Erysiphe betae » est la maladie la plus présente dans toutes les régions de production, mais plus particulièrement en Normandie, dans les Hauts de France et au Sud de Paris.
L’oïdium se caractérise par des taches blanches/grisâtres sur la face inférieure des feuilles. Le feutrage mycélien est d’aspect poudreux. Ces symptômes provoquent un dessèchement des feuilles.
Le champignon à l’origine de l’oïdium de la betterave est très sensible au froid. Il se conserve durant l’hiver sur les betteraves « sauvages » et les betteraves porte-graines. La dissémination s’effectue principalement avec le vent.
Les spores à l’origine de cette maladie germent en présence d’une forte humidité (90%) et la température optimale pour le développement du champignon est de 20°C.
Il s’agit de la maladie la plus répandue sur les cultures de betteraves en France. Il faut absolument veiller à garantir une protection maximale. Les pertes de rendement peuvent atteindre 30% et 1% de la teneur de sucre en moins.
La Ramulariose « Ramularia beticola » est une maladie du feuillage très présente au Sud de Paris, dans les Hauts de France et en Normandie. Elle est susceptible d’engendrer des baisses de rendement et de richesse en sucre. Il faut être vigilant à ne pas la confondre avec la cercosporiose.
On constate la présence de nécroses assez grandes, irrégulières, marron en bordure et blanchâtre au centre. On remarque également une convergence des taches. Ces symptômes provoquent un dessèchement complet des feuilles.
La Ramulariose peut se conserver deux ans dans le sol. La contamination se réalise à partir d’une spore, qui germe en présence d’une humidité supérieure à 95%, d’une température modérée (17-20°C) et qui pénètre dans les feuilles. Ces spores sont ensuite disséminées par la pluie, l’irrigation et le vent.
La Ramulariose conduit à la destruction du feuillage. Elle provoque donc des pertes de rendement jusqu’à 20% et des baisses de teneur en sucre jusqu’à 5%.
La Rouille de la betterave « Uromyces betae » est une maladie du feuillage nuisible. Elle est présente principalement dans les Hauts de France, en Normandie et au Sud de Paris.
On reconnaît la rouille avec l’apparition de petites pustules qui libèrent une fine poudre orange-rousse et se développent en cercles.
Les pustules présentes en fin de saison sont plus grandes et brunes. Elles s’assombrissent tout au long de la saison. Ces symptômes provoquent un flétrissement puis un dessèchement des feuilles attaquées.
Le champignon à l’origine de la rouille produit différentes spores qui se libèrent par un déchirement de l’épiderme de la feuille, et provoquent donc les pustules. Les spores germent en présence de forte humidité (95%), d’une température douce (10-20°C) et sont disséminées par le vent, la pluie et l’irrigation. Une phase de sporulation a lieu tous les 15 jours environ.
La rouille provoque une perte de surface foliaire qui engendre une baisse de rendement de l’ordre de 10% ainsi qu’une perte de teneur en sucre d’un point.
Une des solutions les plus efficaces pour lutter contre les maladies est le choix variétal. De nombreuses variétés sont ainsi classées, notamment par l’ITB (Institut Technique de la Betterave), par tolérance face à chaque maladie. Les variétés tolérantes permettent de limiter le développement de la maladie, voire d’éviter un traitement fongicide.
Le choix de la densité de semis est primordial pour prévenir l’apparition des maladies. En effet, il faut trouver un bon compromis pour ne pas avoir un couvert trop important qui faciliterait la propagation des maladies par contact entre les feuilles.
Une plante puisant beaucoup d’azote au démarrage nourrira le champignon qui la parasite. De plus, en végétation, trop d’azote induit plus de feuillages donc plus de contact entre les feuilles et notamment en milieu humide.
Il faut éviter les rotations de moins de 3 ans et d’implanter la culture à proximité de parcelles fortement contaminées la saison précédente ou d’une aire de stockage avec des résidus afin de limiter la dissémination de l’inoculum.
Le labour des parcelles contaminées permet d’enfouir les spores et donc de limiter la pression dans la parcelle et dans les parcelles voisines.
Le désherbage de la betterave est une étape très importante dans l’itinéraire technique. En effet, la betterave est une culture très sensible à la compétition des adventices du semis à la couverture du sol. Les stratégies de désherbage combinent très souvent des interventions de prélevée puis de post levée. On peut également intervenir mécaniquement à l’aide d’une bineuse à partir du stade 4 feuilles vraies de la betterave.
Cette stratégie de désherbage présente beaucoup d’avantages. Elle permet de contrôler rapidement les adventices, bien avant qu’elles ne concurrencent la culture. De plus, elle sécurise le désherbage en permettant une plus grande souplesse dans l’application du premier passage en post levée.
Pour être le plus efficace, le désherbage de prélevée doit remplir plusieurs conditions : un sol relativement propre (sans adventices déjà levées) et correctement préparé (éviter les grosses mottes), une bonne humidité du sol au moment de l’application et une pluie dans les 10 jours qui suivent l’application (indispensable pour les produits racinaires) ; une application juste après le semis (48 heures maximum).
Le premier traitement de post levée doit être appliqué dès la levée des adventices, puis 6 à 8 jours après.
L’alternance de cultures d’hiver et de printemps, perturbe le cycle des adventices.Le principal objectif est de réduire le stock semencier des adventices en les empêchant de lever. Le développement des adventices dépend de la période de semis des cultures (automne ou printemps). Par exemple, les chénopodes et les renouées lèvent dans les cultures de printemps. L’alternance des cultures permet également de diversifier les modes d’actions des herbicides utilisés dans la rotation.
Un labour tous les trois ou quatre ans, pour enfouir le stock semencier superficiel est une pratique efficace sur les graines à durée de vie limitées, notamment pour les graminées (vulpin, ray-grass, etc). Le faux semis consiste à faire lever les adventices en travaillant le sol plusieurs fois afin de faire lever les adventices puis de les détruire. Cette technique est conseillée dans les parcelles avec une forte infestation d’adventices telles que les chénopodes (car difficilement maitrisables).
Bineuse : La bineuse est le moyen traditionnel des cultures sarclées et a toujours été très utilisée pour la culture de la betterave sucrière. Elle permet de travailler mécaniquement l’inter rangs grâce au passage de rasettes. Pour ne pas provoquer de désagréments sur la culture, il est conseillé de ne pas utiliser la bineuse avant le stade 4 feuilles vraies de la betterave. Pour être efficace, il faut intervenir sur un sol suffisamment ressuyé, au moins 48 heures sans pluie après le binage et intervenir avant la couverture du sol par les betteraves.
Le désherbage de la betterave est une étape très importante dans l’itinéraire technique. En effet, la betterave est une culture très sensible à la compétition des adventices du semis à la couverture du sol. Les stratégies de désherbage combinent très souvent des interventions de prélevée puis de post levée. On peut également intervenir mécaniquement à l’aide d’une bineuse à partir du stade 4 feuilles vraies de la betterave.
Le premier traitement de post levée doit être appliqué dès la levée des adventices, puis 6 à 8 jours après.
La teigne de la betterave est un papillon qui pond directement sur les betteraves. Les larves s’y développent et peuvent conduire à la destruction des pétioles et feuilles en période de stress hydrique. En plus des pertes de rendement, ces attaques provoquent l’arrivée de maladies comme le rhizopus et autres pourritures secondaires.
Les larves provoquent des galeries dans les pétioles et les feuilles de betterave. Les déjections des larves se retrouvent au centre de la betterave et peuvent provoquer l’apparition de champignons.
La teigne de la betterave produit 2 à 3 générations par an. La teigne hiverne sous forme de chenille ou chrysalide, puis les vols se développent à partir du mois de mai. Ensuite, les femelles pondent sur les betteraves où les larves pénètrent et se nourrissent des feuilles. Les oeufs sont ovales et de couleur blanche, la chenille est tout d’abord blanche et mesure moins d’1 mm. Puis en se développant, elle devient jaune-gris et peut mesurer jusqu’à 14 mm
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